cause de l’ « électrosensibilité »

La question était : « J’ai l’impression que vous dites que la cause est finalement dans ma tête ! »

Je ne connais pas les causes de la réactivité électromagnétique. J’ai pu observer sur moi-même et sur des dizaines de personnes que c’est un fonctionnement particulier du système nerveux qui provoque les symptômes car nous les avons vus disparaître (parfois temporairement, parfois définitivement) avec des pratiques qui agissement sur celui-ci. Mais j’ignore quels sont les cofacteurs qui les déclenchent, faute d’études scientifiques disponibles. Voici de manière schématique ce que j’observe fréquemment chez les stagiaires (chaque personne est bien sûr différente et chaque cas particulier) :

personne hypersensible (au sens d’Elaine Aron) et/ou « surdouée »

                               +

chocs émotionnels majeurs dans la petite enfance (abandon, inceste, viol, violence physique) et/ou traumatisme majeur dans la lignée (camps d’extermination, disparition, suicide, inceste) réactivés à l’âge adulte au moment du basculement dans la réactivité aux ondes ou aux produits chimiques (harcèlement moral au travail, violences conjugales, décès d’un proche)

                               +

Séjours souvent prolongés en Asie ou Afrique (parasitose ?)

                               +

régime alimentaire pauvre en oméga 3 et vitamines B animales

                               +

dose massive d’ondes électromagnétiques et/ou produits chimiques (installation de nouveaux dispositifs émetteurs près du lieu de vie, anesthésies, traitements antibiotiques prolongés, chélations de métaux lourds, déposes d’amalgames dentaires)

Ces constats m’amènent à penser que pour qu’elle guérisse, il faut prendre en compte la personne dans son entier et ne pas se focaliser uniquement sur les symptômes, qui sont probablement l’expression d’un dysfonctionnement du cerveau limbique, lui-même causé par plusieurs facteurs qu’il faut aussi « soigner » : soigner les traumatismes avec des techniques comme l’EMDR ou certaines formes de méditation, soigner le système digestif avec une alimentation adaptée et le cas échéant éliminer les parasites, combler les carences, encourager la personne à respecter à l’avenir son « degré de stimulation optimum » et lui apprendre des techniques pour s’y maintenir…

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La méthode est-elle efficace ?

La question était : « Comment puis-je être certaine que votre méthode va guérir mon EHS ? »

Merci pour cette question qui me semble refléter une problématique complexe qui est en train d’apparaître d’une part du fait de l’émergence d’un « marché » de la guérison de l’électrosensibilité et d’autre part du fait que je cherche à faire savoir au plus grand nombre qu’il est possible de s’en sortir. Votre question en comporte au moins trois.

  • qu’est-ce que « ma » méthode ?
  • qu’est-ce que « votre » EHS ?
  • qu’est-ce que « guérir » ?

Je vais essayer d’y répondre de mon mieux. Tout d’abord, je n’ai pas « une méthode ». Je me suis servie d’un ensemble de techniques pour transformer mon rapport à la maladie et dépasser les symptômes qu’elle provoquait. Je propose à celles et ceux qui le souhaitent d’expérimenter ces mêmes outils et de leur transmettre ce que j’ai compris des mécanismes d’action de l’hyper-réactivité aux champs électromagnétiques et aux produits chimiques. Pour les aider à trouver leur chemin et pour leur faire gagner un temps précieux : j’ai dû tâtonner plusieurs années avant que « ça marche » pour moi.

Je ne souhaite pas mettre de copyright sur une soit-disant « méthode », car tout ce que je propose d’explorer est dans le domaine public. Cette histoire de méthode renvoie aux systèmes marketing utilisés par différentes entreprises, souvent d’origine américaine,et dont on commence enfin à entendre beaucoup parler en France (parce que « ça marche! » dans une certaine mesure et chez un certain profil de personnes atteintes). Je veux parler de la méthode Gupta©, du Lightning process©, du DNRS©, des shows de Joe Dispenza© et autres. Ces techniques sont très intéressantes, loin de moi l’idée de jeter la pierre à leurs propriétaires. Cependant, il faut bien voir qu’il s’agit de produits commerciaux (tous basés sur des techniques préexistantes et gratuites) et en tant que tels, ils ont besoin d’un solide argument de vente pour que vous les achetiez. L’argument principal consiste à affirmer que « ça marche ».

Vous me direz que moi aussi je clame que ce que je propose marche ! Mon message se veut plus général : je dis que guérir est possible, quelle que soit la « méthode » que vous employez. Je l’ai fait, d’autres l’ont fait ou sont en train de le faire. Je ne cherche pas à vous vendre un produit mais à vous donner l’espoir qu’un travail sur votre corps, votre énergie et votre conscience peut vous faire revenir à la vie.

Pourquoi est-ce que je veux que vous sachiez que c’est possible ? Parce que quand je suis tombée malade, nous n’avions connaissance d’aucun cas de rémission et nous pensions que nous allions tous mourir rapidement de ce problème. J’ai énormément souffert de cette absence totale d’horizon. Et si je peux éviter cela à d’autres, pourquoi ne le ferais-je pas ?Pour autant, je ne peux pas continuer cette activité très longtemps car j’ai le sentiment que pour être définitivement sortie de ce problème, il faut cesser d’être en contact avec. Aussi, j’envisage d’organiser encore quelques stages avant d’arrêter et de me consacrer au rêve qui m’anime depuis mon enfance et qu’il est plus que temps que je réalise ! Afin d’effectuer une transition en douceur, je suis en train de transmettre ce que j’ai compris à d’autres personnes, dont Marie Martinez qui s’investit beaucoup dans cette passation, qui pourront à leur tour améliorer le message et les outils pour les transmettre. Point de méthode donc. Plutôt un état d’esprit réparateur dont j’ai la prétention de croire qu’il peut être contagieux 🙂

Est-ce que je vais guérir « votre » EHS ? De mon point de vue l’hyper-réactivité aux CEM est un état transitoire. C’est sur cette base qu’en un peu moins d’un an, j’ai reçu et accompagné une cinquantaine de personnes. Plus de 90% d’entre elles ont fait l’expérience d’une disparition au moins transitoire des symptômes. En tout, environ 50 % des personnes voient une amélioration durable et significative de leur état. Et environ 20 % d’entre elles n’ont plus de symptômes ou vraiment très occasionnellement.  Qu’ont fait de plus que les autres les 20% qui s’en sortent le mieux ? Elles se sont réjouies de pouvoir s’autoriser à ne plus s’identifier à « leur » maladie, elles ont pris en charge le problème d’une manière globale en comprenant bien que l’état d’esprit agit sur le corps et sur les symptômes et se sont approprié les outils transmis à leur manière, avec conviction et créativité. Donc, non, je ne vais pas vous guérir. Je peux vous aiguiller et c’est votre changement intérieur qui peut amorcer une baisse de la réactivité. C’est cela que j’appelle guérir : un processus de transformation abouti et heureux.

hypersensibilité vs hyperréactivité

La question était :  » Peux-tu me dire si les personnes dont la sensibilité a été très améliorée par ta méthode peuvent revivre à Paris ou dans une grande ville et retravailler dans une environnement de bureau très connecté sans aucun problème et ceci pendant plusieurs mois voire une année complète, sans ressentir une détérioration de leur état.  »

D’abord te dire que je n’ai pas de « méthode » mais plutôt que j’utilise sur moi-même un ensemble d’outils qu’il m’a été donné d’acquérir et que je me propose de transmettre. Certaines techniques sont millénaires (la méditation, le yoga, le chant diphonique), d’autres centenaires (le do in) ou plus récentes (PNL, neuropsychologie) ; elles sont toutes dans le domaine public et accessibles gratuitement sans passer par moi.
Maintenant, pour répondre à ta question, je fais la distinction entre l’hypersensibilité et l’hyperréactivité. Entre revenir à l’état antérieur (hypersensibilité sans dysfonctionnements neurologiques, que j’appelle « guérir » car il y a disparition durable des douleurs, de l’inflammation, des signes neurologiques,etc.) et devenir autre que ce qu’on a toujours été (disparition de l’hypersensibilité, c’est-à-dire peut-être éliminer définitivement tout risque de rechute). Je sais faire la première chose mais pas la deuxième.

A mon avis, et j’espère être démentie par le temps qui passe, on conserve une susceptibilité. En effet, toutes les personnes rétablies que je connais (toutes techniques de soins confondues) ont connu des rechutes. De plus, la quasi totalité des personnes qui sont venues suivre des stages présentent des caractéristiques sensorielles, émotionnelles et cognitives communes qu’il serait intéressant d’étudier. Mon intuition me pousse à avancer ici l’hypothèse de gènes qui se sont exprimés dans un environnement particulier (intenses CEM et/ou fortes doses de produits chimiques + stress émotionnel ancien réactivé) et dont on pourrait inhiber l’expression par des interventions actives sur le fonctionnement de notre propre système nerveux, une sorte d’épigénétique volontaire. Il est d’ailleurs prouvé que la méditation peut avoir ce type d’effet.
Je me demande dans quelle mesure nous n’avons pas toujours été susceptibles de déclencher cette hyperréactivité – due à une hypersensibilité antérieure, voire innée, et dans quelle mesure cette hypersensibilité (pas l’hyperréactivité qui, elle, peut de manière certaine être stoppée) peut être modifiée.
Pour l’instant, à ma connaissance, aucune des personnes qui ont suivi des stages avec moi n’a encore tout à fait retrouvé son état « d’avant » même si certains ont pu retrouver beaucoup d’aspects d’une vie normale (aller chez des amis, en ville, faire les courses, etc, ce qui est déjà un énorme changement quand on est contraint de survivre dans un minuscule périmètre).
J’ai pu observer sur moi-même que les changements ne deviennent durables qu’après des centaines d’heures de répétition de pratiques mettant en jeu la plasticité cérébrale. Et encore, des retours en arrière inattendus peuvent se produire. Il m’est arrivé plusieurs fois de voir revenir des symptômes et de devoir pratiquer à nouveau intensivement (notamment suite à la création de l’association qui a déchaîné beaucoup d’agressivité, ou bien suite à des injections d’anesthésique dentaire, ou encore suite à l’achat d’une voiture d’occasion dont le concessionnaire avait passé l’intérieur au « rénovateur de caoutchouc »). J’ai pu constater à chaque fois que les symptômes régressent rapidement si je ne les laisse pas s’installer et que la réactivité ne dégénère pas comme par le passé (de la réactivité à une fréquence et à un produit chimique, j’étais passée en peu de semaines à à peu près tout le spectre des hautes et basses fréquences et à un très grand nombre de produits chimiques).

Comme toi, je peux avoir toutes sortes d’activités normales et répétées sans en souffrir du tout. Par exemple, je vis dans le wifi de mes voisins, je me suis adaptée à ma voiture « rénovée », je passe des journées en ville, je passe l’aspirateur, j’ai un frigo, je me parfume… Sans aucun souci, ce qui était impensable pour moi il y a quelques années. Le meilleur point de repère pour moi est la maison de ma grand-mère où je ne pouvais plus me rendre, ce qui me rendait infiniment triste (4G, télé par satellite, wifi, ligne haute-tension…). J’y passe maintenant régulièrement plusieurs jours d’affilée (après 400 km d’autoroute dans ma voiture « rénovée ») sans ressentir aucun symptôme, ni pendant ni après. J’insiste sur « aucun symptôme » parce qu’on me demande souvent au téléphone ce que j’entends par là. Eh bien rien, quoi, aucun signe de quoi que ce soit de perturbant. (Tu m’as connue presqu’au pire de ma réactivité, tu vois donc clairement la différence 🙂
Reste qu’à la question « Pourriez-vous vivre en ville ?  » qu’on m’a déjà posée mille fois, je réponds oui, aujourd’hui, oui. Mais que se passerait-il si je décidais de m’installer au 24e étage d’un immeuble en plein Tokyo ? Combien de temps resterais-je en bonne santé ? Je l’ignore. Dans mon cas personnel, je sais que j’ai toujours été une personne hypersensible et que je le resterai probablement toute ma vie. D’où le choix d’un mode de vie qui préserve mes besoins. J’ai payé cher mon rétablissement (perte de mon travail, de mes amis, de mon lieu de vie, pauvreté, réclusion solitaire en montagne pendant plusieurs années) et il ne me viendrait pas à l’esprit de le « tester » pour vérifier qu’il est définitif, car si la démarche serait scientifiquement intéressante, il y va de ma vie 🙂 . Je préfère me sentir rat des champs que rat de laboratoire !

expérience des stagiaires

La question était : « Les témoignages figurant sur le site sont-ils tous vrais ? »

Bien sûr ! Tous les témoignages publiés sont authentiques et nous ont été envoyés par des personnes satisfaites de progrès qu’elle accomplissent en se servant des outils transmis au cours des stages. Je profite de cette question pour insister sur la nécessité de persévérer, même une fois qu’on se sent mieux car les personnes qui avaient amélioré leur état et qui ont arrêté de pratiquer ont vu leur santé se dégrader à nouveau. Il faut du temps pour que l’esprit et le corps acceptent de changer une routine !

Barrière hémato-encéphalique

La question était : La barrière hémato-encéphalique [d’une personne « guérie »] se ferme-t-elle ? (même en vivant dans le brouillard électromagnétique qu’on a en ville, même avec du WIFI et de la 3G plein pot) ?

La croyance que la barrière hémato-encéphailque des personnes en état d’électrosensibilité est endommagée s’est sérieusement enracinée chez plusieurs malades, j’ai reçu plusieurs questions à ce sujet. Elle m’avait moi-même beaucoup effrayée à une époque.

Mais c’est une extrapolation issue de données qui portaient au départ sur les rats. Tous les rats. Pas seulement des rats « électrosensibles » ! On sait depuis 2006 (Etude Aubineau du projet COMOBIO non publiée car refus du commanditaire financé par des opérateurs de téléphonie mais confirmée par Gang Zhu et al. et Salford et al.) que les personnes qui ont des réactions spécifiques aux ondes électromagnétiques n’ont pas le privilège d’avoir un cerveau aussi étanche qu’une passoire. Il a en effet été prouvé que le cerveau des mammifères de manière générale, dont les humains font partie, est affecté pas les ondes électromagnétiques. Aussi la question devrait plutôt être : la barrière hémato-encéphalique des mammifères peut-elle se refermer, même en présence de champs électromagnétiques ?

Ma réponse : je n’en sais fichtre rien.

En revanche, ce que je sais, pour le vivre quotidiennement, c’est qu’il est possible de retrouver des capacités cognitives normales, même en présence de champs électromagnétiques intenses.

continuer à se protéger en étant guéri

Suite à la lecture du témoignage d’une personnes espagnole qui se dit guérie et qui met pourtant son ordinateur à la terre et des rideaux blindés à ses fenêtres : « C’est étrange de parler guérison alors que la personne se protège de tout … j’aimerais avoir ton retour sur le sujet si tu as du temps. »

Cette question est très intéressante, d’autant plus que se développe toute une mythologie autour du mot « guérir ». Je le constate avec les réactions épidermiques qu’il déclenche. Chacun a sa vision de la chose et de la possibilité qu’une telle chose advienne ou non dans sa vie, mais aussi dans celle d’autrui.
Tout d’abord, je ne connais pas personnellement la personne qui témoigne ici. C’est quelqu’un qui a eu connaissance de ma démarche et qui m’a contactée. Voici tout de même ce que je peux en dire: être guéri n’ôte pas pour autant la « susceptibilité ».

Prenons un exemple un peu décalé de notre sujet pour que l’illustration soit plus claire. Monsieur Dupont a « le foie fragile ». S’il mange beaucoup de graisse en buvant de l’alcool, il sera patraque pendant des jours et des jours. Puis viendra un moment où il sera rétabli de sa « crise de foie ». Que croyez-vous qu’il arrivera si monsieur Dupont ingère à nouveau la même quantité de graisse et d’alcool ?

Être guéri, de mon point de vue, signifie ne plus avoir de symptômes dans la vie courante et être rétabli de tous les dysfonctionnements physiques et mentaux liés à la réaction aux champs électromagnétiques. Par exemple, vivre dans un endroit exposé au signal de téléphonie, entouré de voisins mitoyens et très bien le supporter, aller en ville, au travail, chez des amis, à la médiathèque, au marché, au supermarché, dans des administrations, utiliser ponctuellement le wifi ou un smartphone… Sans éprouver aucun symptôme.

Reste qu’on conserve une susceptibilité, c’est à dire que le « terrain » n’a pas changé. Et s’il l’on reprend le même mode de vie qu’auparavant, il y a de fortes chances pour qu’on retombe malade. Je l’ai bien compris à mes dépens cet été, en passant des centaines d’heures au téléphone et sur Internet avec des personnes électrosensibles : un beau matin, je me suis réveillée en « sentant » les plaques à induction du voisin pour la première fois depuis que j’ai emménagé, puis cela a été l’antenne qui dessert le village. A mon avis, il y avait deux causes à cela : premièrement, j’ai passé ces centaines d’heures à toucher des appareils électroniques connectés à l’électricité sans être reliés à la terre, deuxièmement, pendant que j’utilisais ces machines, j’écoutais la liste des symptômes d’autrui.

Heureusement, j’ai maintenant des outils efficaces et il suffit que je les utilise pour faire à nouveau régresser les symptômes et retrouver une sensibilité « normale ». Certes, cela m’a permis de mieux affûter les outils que je propose d’explorer et de les re-tester efficacement sur moi-même 🙂 Mais est-il judicieux de passer sa vie à « remettre à zéro » son système nerveux en y investissant chaque jour plusieurs heures ? N’est-il pas plus intelligent d’arrêter de manger autant de gras et de boire autant d’alcool afin de passer ces heures à progresser au lieu de se maintenir sur la ligne de flottaison ? Il ne m’a pas fallu réfléchir longtemps avant d’acheter un téléphone piezo et un petit câble de mise à la terre pour mon ordinateur !
Toutes les personnes que je connais qui sont rétablies ont fait l’expérience d’un retour des symptômes à un moment ou à un autre et ont pu les faire régresser en appliquant la même méthode que la première fois. Toutes ont compris qu’elles doivent conserver un minimum d’hygiène « électromagnétique et chimique », de manière à vivre une existence épanouie.

 

Puissance de la méditation

La question était : « COMMENT SE FAIT-IL qu’un outil aussi puissant que la Méditation ne soit pas plus connu ?  » (de la part d’une stagiaire stupéfaite des résultats qu’elle obtient)

La méditation est connue depuis plusieurs millénaires comme un puissant levier pour accéder à la connaissance de ce qui est réellement et à la libération de la souffrance. L’emblème en est bien sûr « le » Bouddha. Mais on a tendance à voir l’enseignement de cet être éveillé comme un mythe et la plupart des cultures n’ont retenu que le folklore qui lui a été associé au fil du temps en oubliant la réalité de l’enseignement, une technique très simple qui doit être appliquée pour produire des résultats. Peut-être connaissez-vous l’expression « prendre refuge dans le Bouddha », souvent interprétée comme signifiant « demander à être placé sous l’aile de cet être éveillé », comme on prierait un saint ou un dieu supérieur. Je pense qu’il faut plutôt voir dans cette expression l’idée de prendre refuge dans l’état de bouddha en soi-même. C’est à dire faire appel à ses propres qualités d’éveil, de présence sans fard. Cela se fait non par de la théorie mais par de la pratique.

La méditation dite « de pleine conscience », dont la principale pratique est le « scanner du corps », est issue de la méditation appelée Vipassana en Pali, la langue « du » Bouddha. Cela signifie « voir les choses telles qu’elles sont ». Et c’est bien ce dont il s’agit. En réalité, nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont car nous sommes aveuglés par nos conditionnements. Nous sommes obsédés par ce qui se passe à l’extérieur de nous, nous voyons au-dehors la justification de toutes nous souffrances, quand la plupart du temps, ce sont nos croyances limitatives et les réactions qui en découlent qui nous entravent.

Il me semble qu’il y a là une réponse à ta question : la méditation est peu pratiquée (même si les médias en parlent beaucoup aujourd’hui) car elle implique de passer énormément de temps à « ne rien faire », ce qui revient à mettre en question l’utilité de la suractivité de la vie contemporaine et à prendre le risque de découvrir que nous sommes dans l’erreur, souvent depuis le début de notre vie. Ce n’est pas facile. Il faut souvent avoir « tout » essayé avant et être acculé au changement pour franchir le pas.

Pourtant, quasiment systématiquement, les résultats sont là : au fur et à mesure qu’on se libère des conditionnements, apparaissent joie de vivre, clarté d’esprit, liberté du corps, compassion… Des millions de personnes en font quotidiennement l’expérience à travers le monde.

Le plus étonnant dans tout ça, c’est le scepticisme du corps médical et des personnes rationalistes qui voient dans la méditation des pratiques à tendance sectaire. Des centaines d’études démontrent les changements physiologiques qu’induisent les pratiques méditatives, jusqu’à l’expression des gènes qui peut être modifiée! Voici à titre d’exemple un lien vers l’une des dernières en date. (article en français, ici)

Je suis certaine que si la méditation était enseignée à l’école, les adultes de demain seraient des êtres en bonne santé, heureux de vivre, confiants, généreux… Et le monde s’en trouverait changé !